EFF
Världen är mitt hem
13:e Internationella Exilfilmfestivalen
17–23 november 2017

Bertrand Bonello

Bertrand Bonello partage sa vie entre Paris et Montréal au Canada avec sa compagne chef opératriceJosée Deshaies, originaire de ce pays2. Musicien de formation classique, il accompagne de nombreux artistes comme Françoise HardyElliot MurphyGérald de Palmas ou Daniel Darc. Il décide de se consacrer davantage au cinéma, auquel il s’est déjà essayé avec trois courts-métrages et deux documentaires, dont Qui je suis (1996), d’après Pier Paolo Pasolini.

Son premier long métrageQuelque chose d’organique (1998), présenté au festival de Berlin dans la section Panorama, le place d’emblée dans la nouvelle génération des cinéastes cherchant à démêler l’écheveau de la relation charnelle et mentale.

Son second long-métrage Le Pornographe, avec Jean-Pierre Léaud, est présenté à la Semaine Internationale de la Critique au festival de Cannes 2001 et obtient le prestigieux prix de la FIPRESCI. Ce film évoque les relations père/fils, le métier de cinéaste et l’engagement politique.

Bertrand Bonello impose son univers singulier avec Tiresia en compétition officielle au Cannes en 2003.

En 2005, il présente, en sélection officielle à Cannes, le court-métrage, Cindy, The Doll is mine. Asia Argento y interprète un personnage inspiré de la photographe américaine Cindy Sherman. Par ailleurs, il continue la musique, son album My new Picture sort en juin 2007. Il en tirera un film du même nom, présenté au festival de Locarno.

 

Bertrand Bonello en 2009.

En 2008, sort De la guerre, fiction dans laquelle l’autobiographie est mêlée à une fiction très libre, présentée à la Quinzaine des réalisateurs la même année.

En 2010, il présente son court-métrage Where the boys are à Locarno.

En 2011, sort le film L’Apollonide : Souvenirs de la maison close. Une fiction osée sur une maison close, avec une distribution prestigieuse pour un budget limité, acclamée par la presse, en compétition officielle au Festival de Cannes 2011.

En 2012, il préside le jury de la semaine de la critique.

2014 fut l’année phare du cinéaste. Après le succès de L’Apollonide, Bonello est chargé par les frères producteurs Éric et Nicolas Altmayer de réaliser un film biographique sur le célèbre couturier Yves Saint LaurentSaint Laurent sort en 2014, avec Gaspard Ulliel dans le rôle-titre. Bertrand Bonello a voulu montrer ce que « cela coûtait au couturier d’être Yves Saint Laurent tous les jours », entre création, dépression et déboires de la vie personnelle. Le film est sélectionné au Festival de Cannes. Le film est le meilleur résultat de Bonello au box-office avec 350 000 entrées, en sachant qu’il fut distancé par le biopic concurrent de Jalil LespertYves Saint Laurent. Le film est sélectionné pour représenter la France à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère aux Oscars en 2015 mais n’est pas nommé. Néanmoins, le film totalise 10 nominations aux César 2015 dont celui du meilleur film et meilleur réalisateur.

Bertrand Bonello ne laisse pas tomber sa grande passion pour la musique. Il sort en 2014 son troisième album, Accidents (Nuun Records), album quasi-instrumental entre le classique et les synthétiseurs. Il organise également une exposition au Centre Beaubourg. Et un livre est édité, Films Fantômes, sur ses projets inaboutis. Et pour achever l’année, il est membre du jury du festival de cinéma de Marrakech.

En août 2016, sort Nocturama. Bertrand Bonello avait envisagé d’intituler le film “Paris est une fête”. Ce film, dont certains acteurs sont des non-professionnels, traite de la jeunesse à la dérive et du terrorisme3. En raison du contexte sensible, le film n’est pas sélectionné au Festival de Cannes 20164,5.